

J'adore ...

Sur une phase 1, le ventilateur ne s'arrête jamais (hormis contact coupé bien sûrfirstcar a écrit : Le ventilo accélère par saccade, peut ralentir mais ne s'arrête jamais tout à fait. Si j'ai bien compris c'est le transistor de régulation de la vitesse qui est fatigué. Je verrai cela plus tard.
firstcar a écrit :B'jour m'ssieurs dames,
Bon, ça y est j'ai reçu mon matos pour les compressions et enfin trouvé du temps pour me pencher sur mon trésor.
Je sais que les compression sse font à chaud mais un diesel a besoin de compression pour démarrer, donc s'il n'y en a pas au démarrage on risque pas de les vérifier à chaud.
Alors je m'suis ramené, tout fier, avec ma belle valise de pro, un vrai cador à la fête foraine.
Je me suis dit : te v'là mécano grand style, nom de dieu!
Alors je m'applique.
J'ai le choix, soit je passe par les puits d'injecteurs, soit par les bougies de préchauffage, j'ai tous le adaptateurs imaginables et même des trucs dont j'ignore l'usage vu que c'est pas expliqué dans la notice (pas en français)...Mais c'est pas compliqué et je suis allé sur internet avant pour voir "comment qu'on fait".
Je commence par le cylindre n°1 (dont je sais maintenant, grâce au forum, que c'est celui côté boite). Je retire la bougie, elle est pleine de suie à la base de l’électrode et elle pue le gasoil. Normal vu que la voiture a pas démarré après beaucoup d'essais.
Je branche l'adaptateur, une fausse bougie, creuse, et j'adapte (pour ne pas réemployer le mot "branche", autrement cela alourdit le récit) le manomètre et je m'installe au volant.
6 bonnes secondes de démarreur, je ressors de la voiture et me rends à nouveau côté moteur (ici, normalement, le suspens est à son comble : les femmes se pâment et les hommes achèvent ce qui leur reste d'ongles) et je regarde le résultat.
La photo suivante est éloquente: Même pas 4 bars de compression! Alors qu'il en faut au moins 18 et normalement de 25 à 30!!!
Je n'en crois pas mes yeux que je vais vite laver à grande eau.
Je me dis, j'ai pas bien fait la manipulation, alors je recommence après avoir vérifié mes connections : même résultat.
Un instant je chancelle sur ma base tel le colosse de Rhodes par le tremblement de terre, ou Goliath par David, ou Roger par le rouleau à tarte de sa mégère de belle mère.
Je reprends mes esprits et décide illico de m'attaquer au n°2.
Je passe les détails du montage qui feraient redondant avec ceux du n°1. En terme cinématographique on appelle ça une ellipse (Ça vous en bouche un coin, hein!)
Fébrile au moment de tourner la clé je doute à présent de moi et me rétrograde du rang de mécano pro génial à celui d’arpète en premier année de CAP (balai et compagnie).
Encore 6 interminables secondes, mon pouls est à 150, la sueur coule sur mes tempes, comme lorsque, pour la première fois, ma compagne avait retiré son tee-shirt, je suis au bord de la crise d'apoplexie (voir ce mot dans le dico, je vais pas tout faire...).
Les 6 secondes passées je me rue, anxieux, vers le moteur. Et là je découvre le verdict de l'appareil inflexible : 10 bars!!! A peine plus que la moitié du minimum syndical! Je me sens vaincu comme Napoléon à Waterloo, mais contrairement à lui je vais pas me barrer à cheval : j'affronte la réalité.
La pompe ne permet pas de vérifier les compressions par les bougies de préchauffage 3 et 4, il faut passer par les puits d'injecteurs, mais je me dis qu'arrivé la ce n'est même pas la peine d'aller plus loin : va falloir démonter la culasse.
Pris d'une soudaine crise de cafard je décide immédiatement et en totale concertation avec moi même de mettre fin à mes jours par le moyen de médicaments divers et variés que je compte trouver dans la pharmacie de la salle de bain. Arrivé devant l'armoire je ne trouve qu'un grosse quantité de suppositoires à l'eucalyptus (mais qui peut bien se servir de ça?) et remets donc mon projet à plus tard : le perspective d'une mort lente, douloureuse et fort peu glorieuse me remettant les idées en place assez rapidement (d'autant plus que je préfère le parfum menthe, ou à la limite la camomille).
Je retourne auprès de ma belle, silencieuse, presque éteinte et immobile (hélas!). Et je m'adresse à elle : "Dis-donc, tu te la jouerais pas belle au bois dormant par hasard? Parce que moi je trouve que 10 ans de sommeil c'est déjà pas mal, va falloir te secouer un peu les cardans!"
Pas de réponse.
On s'en doutait.
Un peu triste je remballe le matos, je remets à plus tard le test pour les n° 3 et 4 par les puits.
Avec si peu de compression je comprends maintenant le retour dans l'admission.
Les soupapes sont plus étanches, et moi non plus....